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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Présidentielle 2012

Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 17:58

Le nouveau président parle beaucoup mais pas de lui

 

Avant la prise de fonction de François Hollande à la présidence de la République, mardi 15 mai, intéressons-nous au candidat qu’il fut. De nombreux livres sont déjà sortis à ce sujet. Je retiens celui d’Eric Dupin, journaliste, dont il est question dans plusieurs publications, notamment :

« Mon déjeuner avec Hollande » (1) - Marianne2, Eric Dupin, 10 mai 2012

« Mon déjeuner avec Hollande » (2)  - Marianne2, Eric Dupin, 11 mai 2012

Présentation par Philippe Cohen : Avec Voyages en France, Eric Dupin avait dressé, voici un an, un portrait saisissant des Français sous la crise, qu'il avait rencontrés aux quatre coins de l'Hexagone.

Poursuivant une œuvre qui s'apparente à une « ethnologie politique » d'autant plus précieuse qu'elle se fait rare dans la presse (il ne faut pas confondre ethnologie et micro-trottoir), Dupin alterne cette fois-ci les rencontres avec les Français de base, cueillis dans leur environnement naturel, et les conversations avec les hommes et femmes politiques, personnalités nationales ou locales qu'il sait si bien faire parler. On appréciera notamment sa percée dans une France mitterrandienne - la Nièvre - partagée entre le vote montebourgien et l'inclinaison envers François Hollande qui a si bien intégré la geste politique de « François Ier »...
La crise et la mondialisation sont omniprésentes, davantage dans les paroles des Français que dans les discours des politiques. Elles finissent pas dessiner les balises entre lesquelles le premier Président en scooter (trois roues mais quand même...) va devoir se faufiler. Eric Dupin lui souhaite presque bonne chance à sa façon. En lui suggérant - sage conseil - de s'émanciper du petit père Queuille, un Corrézien de l'après-guerre dont le nouveau président est admiratif, afin de devenir un Roosevelt français.

Nous publions en deux volets un déjeuner entre le journaliste et le candidat devenu Président qui s'est déroulé quelques semaines avant son arrivée à l'Elysée. Un entretien dans lequel François Hollande, sans doute mis en confiance par l'ancienneté de la relation - Dupin et lui ont frotté leurs
blue jeans sur les bancs de la même promotion de Science Po - donne à lire sa vision de ce que sera son quinquennat

François Hollande et la Chine : de la menace au pragmatisme (Rue89, Pierre Haski, 12 mai 2012)

Dans les coulisses d'une victoire et d'une défaite (Le Monde, Ariane Chemin, 12 mai 2012)

(…) Le dernier livre d'Eric Dupin, ancien éditorialiste à Libération, est le journal de bord de la campagne rédigé sous forme chronologique : du 29 août au 6 mai. Si cette chronique s'attarde plus particulièrement sur les socialistes, elle entremêle rencontres avec des personnalités politiques, des élus locaux et des militants de tous bords.

 

Cet article est le 51ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

Par SORIN Michel - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 12:34

Non aux traités européens, oui pour ne pas en sortir

 

J’ai beaucoup de considération pour Elie Arié, même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Il faut lui reconnaître un « bagage » - politique et culturel - impressionnant.

Dans cet article publié ce 9 mai sur le site de Marianne, il met en évidence la complexité du problème de la relation entre la France et l’Europe ainsi que les contradictions de l’électorat (refus de ratifier le traité constitutionnel européen le 29 mai 2005, mais vote du 22 avril 2012 en faveur de deux candidats qui avaient défendu le oui au référendum de 2005 et continuent d’approuver les traités européens). Cet article avait été rédigé avant le second tour de l’élection présidentielle.

 

Le nouveau président sera confronté à la mondialisation

 

C’est indiscutablement la campagne électorale la plus surréaliste que la France ait jamais connue qui vient de s’achever : on pourrait la comparer à l’histoire classique du fou qui cherche ses clés non pas dans la rue où il sait qu’il les a perdues et qu’elles se trouvent forcément, mais dans une autre parce qu’elle est mieux éclairée.
 
La France et l’Europe sont prioritairement confrontées à un grand nombre de difficultés, qui relèvent toutes de la façon dont elles se sont organisées pour faire face à la mondialisation ; cette organisation en fait la zone mondiale où la croissance est la plus faible, et la plus compromise pour l’avenir, tous les autres problèmes qui l’assaillent (hausse du chômage, désindustrialisation, difficultés croissantes à financer ses système de protection sociale, d’éducation, de justice, de sécurité, de défense, etc.) n’en étant que les conséquences ; au point que les écologistes ont dû mettre en sourdine leur discours sur la décroissance, à l’heure où celle-ci et ses effets douloureux s’imposent à tous : faire l’apologie de nos malheurs n’est pas électoralement très porteur !
 
Or, on a vite constaté que tous ceux qui prônent une « autre logique » sous la forme de « la démondialisation et de la fin de l’Union Européenne sous sa forme actuelle» ont plutôt perdu du terrain en 10 ans (présidentielle de 2002):
 
- aussi bien à « droite de la droite » où Marine Le Pen (avec ses 17,9%) a fait un peu moins bien que Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret (total cumulé de 19,2 %),
 
- qu’en dehors de l’extrême-droite, où Mélenchon, Dupont-Aignan, Poutou et Arthaud (avec leur total cumulé de 14,6%) ont fait moins bien que Laguillier + Chevènement + Hue + Besancenot + Glucksmann (19,14%) ; quant à Montebourg, il a vite oublié le terme de « démondialisation » qui lui avait assuré un succès relatif aux primaires socialistes ;

- et, au total, on si on additionne tous ceux, qu’ils soient de droite ou de gauche, qui veulent « sortir de la mondialisation et de l’orthodoxie budgétaire du traité de Maastricht », on voit qu’ils sont passés, en dix ans, de 38,34% à 32,5%...avec l’intermède contradictoire, en 2005, du NON au référendum sur le TCE.

Très vite aussi, les sondages, confirmés ensuite par le premier tour de l’élection, ont détaché du lot les deux candidats entre lesquels se jouerait la Présidence : Hollande et Sarkozy, les deux mêmes qui s’étaient fait  photographier  ensemble à la Une de Paris-Match pour prôner le OUI au référendum sur le TCE ; or, il faut bien être conscient de ce paradoxe : ce sont les mêmes électeurs qui ont assez massivement (par 55% de leurs voix) répondu NON au TCE et qui portent aujourd’hui nettement en tête de la présidentielle les deux champions du OUI qu’ils avaient désavoué lors de ce référendum ; tout se passe comme s’il y avait, dans la majorité de l’électorat,  une dissociation entre ce qu’on juge souhaitable et ce qu’on juge possible, entre le rêve et la réalité...
 
D’où cette étrange campagne, où les deux seuls candidats susceptibles d’être élus auront parlé de tout, y inclus du prix du permis de conduire et de l’immunité juridique du président de la République, mais pas de l’essentiel : quelles modifications des principes sur lesquelles l’Union européenne est si mal organisée pour affronter l’inévitable mondialisation et  sur les raisons de la crise des dettes souveraines qui nous condamnent à l’austérité ? Ils ne l’ont abordé que sous l’angle du rythme auquel il faut réduire nos dépenses ou augmenter nos recettes, de la nécessité d’inscrire l’équilibre budgétaire dans la Constitution ou la croissance dans un nouveau traité européen, à défaut de débattre sur la façon concrète d’ atteindre des objectifs sacralisés par leur inscription dans un texte...Voilà qui rappelait beaucoup le programme du regretté Ferdinand Lop, éternel candidat farfelu à toutes les élections dans les années 1950, qui préconisait l’extinction du paupérisme tous les soirs après 20 heures, sans expliquer comment : mais lui, au moins, c’était de l’humour !
 
Mais au lieu de vouer aux gémonies les deux candidats que nous avons nous-mêmes désignés pour le deuxième tour, il faudrait être bien conscient qu’il ne s’agit là que des conséquences du choix de l’électorat, de notre choix majoritaire, et de l’illustration de toutes nos contradictions que nous n’arrivons pas à surmonter : NON aux traités européens, OUI à ceux qui ne veulent pas en sortir.

 

Cet article est le 50ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

Par SORIN Michel - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs républicains
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 22:25

Sarkozy conserve l’avantage mais la gauche progresse

 

Les résultats du second tour de l’élection présidentielle en Mayenne ont été analysés par Jean-Yves Delort, journaliste, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Le Courrier de la Mayenne ».

 

Après le 1er tour (voir Présidentielle 2012 en Mayenne : le regard de JY Delort sur le 1er tour - 24 avril 2012), il s’était risqué à un pronostic pour le 6 mai : « La droite a toujours devancé la gauche au second tour en Mayenne, même en 1988 lors de la réélection de François Mitterrand. On peut penser que le résultat du second tour dans le département ne devrait pas être très éloigné de celui de 2007 : 55% pour la droite, 45% pour la gauche ». 

 

L’analyste électoral avait sous-estimé le peu d’entrain, voire le mécontentement, des électeurs mayennais à l’égard du président sortant. Il est à 53 %, perdant 9 000 voix par rapport à 2007, alors que Hollande (47 %) fait le même total enregistré par Royal en 2007. La participation électorale est la même (84 %).

 

En 1981, la Mayenne était sur le podium des départements les plus à droite. En 2012, elle en est loin, l’ouest de la France s’étant déporté à gauche pendant que le sud-est prenait un virage à droite très prononcé.

Les quatre départements bretons sont largement pour Hollande, ainsi que les départements les plus urbains des Pays de la Loire (Loire-Atlantique et Sarthe) et de la Basse-Normandie (Calvados). La Vendée, le Maine-et-Loire et la Mayenne (Pays de la Loire), l’Orne et la Manche (Basse-Normandie) sont majoritairement pour Sarkozy.

 

Voici le texte que m’a transmis Jean-Yves Delort.

François Hollande profite de l’antisarkozysme

La Mayenne a voté dimanche à 53,07% en faveur de Nicolas Sarkozy alors que la France entière a choisi François Hollande (46,93% en Mayenne). Elle se retrouve donc pour cinq ans dans l’opposition au Président de la République.

Le score est favorable à la gauche alors que François Mitterrand en 1981 n’avait même pas atteint les 40% des suffrages. Dimanche les villes de Laval et Mayenne ont voté largement à gauche tandis que Château-Gontier a choisi la droite. D’où la légitime explosion de joie dimanche soir chez les socialistes mayennais.

Quelle est l’ampleur du vote Hollande en Mayenne ? Le candidat l’avait emporté dans 37 communes au premier tour ; cette fois-ci il est en tête dans 42 communes. Progression mais pas raz-de-marée. L’arrondissement de Laval accorde sa préférence, de justesse, à François Hollande alors que le nord et le Sud Mayenne se sont montrés les plus favorables à l’ancien président ; il atteint 55% des voix dans l’arrondissement du Nord Mayenne, 58% dans le Sud.

Pourtant, la gauche n’obtient pas un triomphe exceptionnel. François Hollande récolte exactement le même nombre de suffrages que Ségolène Royal il y a 5 ans : 81.000. La différence, c‘est que Nicolas Sarkozy a perdu près de 9.000 voix. Le vote de dimanche est d’abord un vote de mécontentement à l’égard du président sortant boudé par une partie de la droite. L’anti-sarkozysme a pesé très fort dans cette campagne. Comme la droite a perdu des voix, la gauche grimpe dans les pourcentages : alors que Ségolène Royal atteignait 44% des suffrages, François Hollande atteint presque 47% des voix.

La Mayenne se situe à contre-courant du vote français ; mais ce n’est pas une nouveauté. Le résultat de dimanche confirme un ancrage à droite qui est très ancien ; dans toutes les élections présidentielles depuis 1965, la Mayenne a opté pour le candidat de droite au second tour. Elle a voté Giscard d’Estaing en 1974 et 1981, puis Chirac contre Mitterrand en 1988, Chirac contre Jospin en 1995, Sarzozy contre Royal en 2007 et dans un autre contexte Chirac contre Le Pen en 2002.

D’un tour à l’autre, la participation n’a pas varié (84%). Alors comment les électeurs mayennais qui n’avaient pas voté au premier tour pour les deux finalistes ont-ils fait leur choix ? A gauche, François Hollande semble avoir récupéré sans problème les voix de Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud (ce qui aboutit à un total mathématique de 70.000 voix environ) ; à cela s’ajoutent 11.000 voix provenant sans doute d’électeurs centristes. Nicolas Sarkozy a gagné 36.000 voix au centre et à l’extrême droite : on peut estimer que les voix centristes se sont réparties entre un tiers pour Hollande, deux tiers pour Sarkozy ; les voix de Marine Le Pen ont dû aller pour deux tiers à Nicolas Sarkozy, un tiers pour l’abstention. Le nombre de bulletins blancs ou nuls fait plus que doubler ; il passe de 4713 à 11501 : là, il s’agit sans doute d’électeurs du Front national.

La droite mayennaise s’est-elle mobilisée à fond pendant cette campagne électorale ? Pas vraiment. L’UMP mayennaise est restée très discrète, organisant peu de meetings, étant presque absente pour distribuer des tracts sur les marchés ou dans les boites aux lettres. On a même vu de futurs candidats aux législatives afficher le planning de leurs réunions pour les élections de juin avant le deuxième tour. Nicolas Sarkozy n’a jamais été la grande passion des militants UMP locaux, qui ont toujours regretté la personnalité de Jacques Chirac.

A gauche, il y a eu une unité totale derrière François Hollande. Des Verts au Front de gauche, du Parti radical au MRC, la mobilisation a été sans faille. Mais il s’est surtout agi d’une mobilisation contre le président sortant. Cette unité pourra t-elle subsister lors des prochaines échéances législatives ? C’est là toute la question. 

Aussi bien à droite qu’à gauche, de nombreux électeurs nous ont confié avoir fait leur choix “du bout des doigts“, un peu contraints et forcés. A gauche, bien des électeurs restent prudents vis à vis des orientations social-démocrates et pro-européennes de François Hollande, jugées parfois trop prudentes. A droite, des centristes ont regretté les positions trop “droitières“ de Nicolas Sarkozy. D’autres électeurs lui ont reproché l’absence de positions fermes sur les “valeurs“ pendant le quinquennat, un style présidentiel trop “agité“ et un accent mis trop exclusivement sur l’économie. L’élection présidentielle impose toujours un choix… 

Cet article est le 49ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

Par SORIN Michel - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs républicains
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 18:12

La gauche et les républicains, ensemble pour relever les défis

 

Au lendemain du 2ème tour de l’élection présidentielle, voici les communiqués de Jean-Pierre Chevènement, de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et de Michel Sorin, au nom du MRC 53.

MRC national 002Jean-Pierre Chevènement : La belle victoire de François Hollande

 

Cette belle victoire est d’abord celle de François Hollande, de la force tranquille qu’il a exprimée avec talent et constance, à partir des orientations tracées dans son discours du Bourget le 22 janvier 2012. Il a su opérer les corrections nécessaires par rapport à certaines dérives et se situer au-dessus des partis. C’est cette posture présidentielle et ce sens des responsabilités conforme à l’esprit des institutions, qui lui ont fait gagner l’élection.

En ce sens, cette victoire est aussi plus que la victoire de la gauche : elle est celle de tous les républicains. Elle témoigne d’un esprit de rassemblement qu’il faudra préserver pour la suite. François Hollande a appelé à plus de justice. C’est la condition d’un effort partagé qui sera nécessaire compte tenu de l’ampleur des défis.

Pour ma part, j’apporterai au Président Hollande « le soutien ferme, sans démagogie, mais les yeux ouverts », que j’ai affirmé dans ma déclaration du 13 mars dernier, après que j’ai retiré ma candidature à son profit.

L’échec de Nicolas Sarkozy exprime le rejet du néolibéralisme et d’une politique européenne à courte vue, telle que l’a manifestée le traité européen signé le 2 mars dernier. Je mesure l’amertume qui peut être celle du Président sortant, qui n’avait pas que des défauts. Mais le peuple français a parlé. Il appartient désormais à tous les citoyens de servir ses intérêts.

Maintenant les choses sérieuses vont commencer car la campagne ne permettait sans doute pas de traiter au fond les problèmes nés de la crise de la monnaie unique.

Le Président Hollande aura à créer avec l’Allemagne le rapport de convictions qui amènera celle-ci à accepter de revoir le rôle de la Banque Centrale européenne, à la fois pour casser la spéculation contre l’euro et pour en abaisser le cours, aujourd’hui surévalué. C’est ainsi seulement qu’on pourra prévenir une rechute de la crise de l’euro et faire souffler sur l’Europe une brise de croissance dont elle a bien besoin.

Le Président Hollande saura, j’en suis sûr, dessiner le projet de redressement européen à travers lequel la France pourra continuer son Histoire. Les semaines qui viennent seront décisives. Je souhaite qu’une large majorité de Français lui donne aux élections des 10 et 17 juin prochains, les moyens de relever ce superbe défi.

 

Université d'été MRC 2010 021 TJean-Luc Laurent : Le changement, c'est aujourd'hui

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen salue la victoire historique de la gauche. Le peuple français a choisi de tourner la page de dix ans de sarkozysme en confiant la présidence de la République à François Hollande. Le Mouvement Républicain et Citoyen qui l'a soutenu dès le premier tour s'inscrira naturellement à ses côtés, dans la majorité présidentielle qui sera issue des élections législatives de juin.

La France demande à respirer après cinq ans d'hyper-présidence et une politique de division et de stigmatisation. Cette stratégie a échoué car elle heurte profondément les principes républicains qui vivent en chaque citoyen. Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour refonder la République, la remettre d'aplomb et lui redonner l'ambition de traduire sa devise en actes.

Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour sortir la France de l'impasse dans laquelle elle se trouve. C'est une occasion historique d'abandonner la stratégie suicidaire d'austérité budgétaire qui échoue partout en Europe. Cela passera par une renégociation du récent traité européen et par un dialogue sérieux avec l'Allemagne et l'ensemble de nos partenaires européens. Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour faire le choix de la justice, de l'intérêt général et de l'activité contre la rente, les privilèges et les inégalités.

La mise en œuvre du programme très clair qu'il a présenté aux Français nécessitera demain une ferme volonté politique pour convaincre mais aussi faire plier les oppositions. L'histoire de la gauche au pouvoir est rarement celle d'un long fleuve tranquille, une nouvelle page va s'écrire maintenant: le président de la République peut compter sur le Mouvement Républicain et Citoyen.

 

Michel SorinMichel Sorin : Libérer la jeunesse de la tutelle de la finance sur la politique

 

La victoire de François Hollande est celle de la gauche et de tous les républicains qu’il a su rassembler après une campagne électorale remarquablement menée. Il faut préserver cet esprit de rassemblement populaire lors des élections législatives des 10 et 17 juin afin de relever collectivement les défis de la réorientation européenne et du redressement de l’économie.

 

François Hollande veut être le président de la jeunesse et de la justice. Cet engagement, nous voulons l’aider à le tenir durant les cinq prochaines années. Nous qui avons connu la renaissance de la gauche dans les années 1970 et la victoire de François Mitterrand en 1981, nous voulons accompagner les jeunes citoyens et citoyennes dans leur quête de vie meilleure pour tous et de libération politique à l’égard de la finance.

 

Pour info (Le Monde, 7 mai) : Tous les résultats du second tour de l'élection présidentielle

Pour Hollande, Berlin doit accepter les obligations européennes ou le renflouement des Etats

Rappel : Présidentielle 2012 en France : victoire historique de François Hollande - 6 mai 2012

 

Cet article est le 48ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

Par SORIN Michel - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs républicains
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 23:53

C’était d’abord un rejet de la politique de Sarkozy

 

Après le 10 mai 1981 qui ouvrait, enfin, de nouveaux horizons pour la gauche en France,  le 6 mai 2012 restera une date historique, pas seulement pour la gauche mais pour la France, qui se libère d’une politique qui n’était pas faite pour elle. Cette date marque le retour de la politique en France et de la République.

Voici la déclaration de François Hollande à Tulle (Corrèze) ce 6 mai (Le Monde)

François Hollande : "Je m'engage à servir mon pays avec dévouement et exemplarité"

 

Université d'été MRC 2010 042 TFrançois Hollande, qui a mené remarquablement sa campagne électorale, était conscient depuis le début que la France actuelle n’est pas majoritairement à gauche. Elle est largement sous l’emprise du capitalisme financier qui domine le monde. C’est pourquoi sa campagne était contre Sarkozy sans s’avancer sur des propositions politiques ambitieuses.

 

Voir l’analyse de Philippe Cohen ce soir sur le site de Marianne :

François Hollande : la vraie victoire est devant lui : Le candidat socialiste avait vu juste en analysant l'élection comme un référendum anti-Sarkozy. Il l'a remporté de façon plus serrée que prévu. Il sera attendu d'abord sur sa capacité à réorienter l'Europe et à redonner foi à la vie en commun à une France larguée tentée par le populisme.

Voir aussi l’analyse ce soir de Eric Dupin, journaliste à Rue89 :

François Hollande obtient une victoire nette mais pas large

François Hollande a été élu, ce 6 mai, le septième président de la Ve République avec autour de 52% des suffrages exprimés. C’est la conclusion d’une longue bataille électorale dans laquelle le Président sortant n’aura jamais réussi à prendre le dessus (…).

Un contexte périlleux pour le vainqueur

Ce résultat relativement décevant ne va pas faciliter l’alternance. Le deuxième Président de gauche de la Ve République sait qu’il arrive au pouvoir dans un contexte périlleux. Les électeurs lui auraient-ils réservé une « victoire empoisonnée » en le propulsant à la tête de l’Etat au milieu d’une profonde crise économique, dans une Europe à la cohésion rudement secouée, et porté par une majorité, tant électorale que politique, limitée et hétérogène ? (…)

Photo : voir Université d'été MRC à Valence : le dialogue Chevènement-Hollande (9 septembre 2010)

Cet article est le 47ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

Par SORIN Michel - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs républicains
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