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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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Articles RÉCents

31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 23:12

 

Un texte d’orientation qui converge avec celui de La France Insoumise

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen dispose d’un texte de fond sur l’Europe depuis son adoption par le Conseil national, le 14 octobre 2018, avec des amendements qui ont été intégrés au texte et adoptés par la direction exécutive (secrétariat national) le 22 octobre.

Texte d’orientation du MRC pour les élections européennes 2019 :  Pour une Europe des peuples.pdf 

Pour une Europe des peuples !

Plan du document

De la crise de souveraineté à la tentation identitaire

Des « petits pas » à la mise au pas

Du rêve à la réalité

Changer de braquet

Rendre aux peuples la maîtrise de leur destin

Pour une Europe européenne

Pour une Europe confédérale

Pour une Europe du commun

Conclusion : L’heure du choix

Le projet européen est en danger de mort, pris en étau entre l’effondrement social et les résurgences identitaires. L’alternative est simple :

- ou bien il y a une prise de conscience qui assume un changement profond de la construction européenne, des objectifs qu’elle s’assigne et des moyens dont elle se dote,

- ou bien elle périra de ses contradictions originelles.

L’Europe de l’unique (politique monétaire unique, politique budgétaire unique) n’est pas viable. Plus qu’une correction de trajectoire, il faut une donne radicalement nouvelle dont l’ambition centrale doit consister d’abord à reconnecter le projet européen avec la souveraineté populaire, c’est-à-dire la démocratie et la puissance publique.

Il convient de s’entendre enfin sur la stratégie qui mérite d’être déployée. Plutôt que de s’inscrire dans une logique de négociation a priori, dans laquelle un gouvernement récemment élu tente de négocier pour obtenir des inflexions de Bruxelles et s’achève généralement par un échec, nous proposons d’y substituer la négociation a posteriori : d’abord une majorité élue sur un projet de rupture avec la mondialisation libérale met en œuvre son projet conformément au mandat qu’elle a reçu du peuple, ensuite vient le temps des négociations et des éventuels ajustements.

Ce processus du fait accompli vise à garantir le principe de primauté de la souveraineté populaire et nationale : c’est à l’Union européenne de s’adapter à la volonté des peuples et non l’inverse.
 

Cet article est le 3110 ème sur le blog MRC 53 - le 244ème dans la catégorie MRC national 

Catherine Coutard introduit la "table ronde" portant sur la souveraineté populaire face au marché. C'était à Marseille le 9 septembre 2018 dans le cadre de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Catherine Coutard introduit la "table ronde" portant sur la souveraineté populaire face au marché. C'était à Marseille le 9 septembre 2018 dans le cadre de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 22:18

 

Convergence avec La France Insoumise pour les élections européennes

 

Sans attendre le congrès, qui aura lieu les 1er et 2 décembre 2018, le Mouvement Républicain est lancé sur la voie de la refondation de la gauche républicaine. Voir Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction.

Il est vrai que les militants socialistes - autour d’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann - qui viennent de faire scission du PS sont pressés d’atterrir dans une nouvelle structure. Ils en ont fondé une mais elle est provisoire, dans l’attente de la création d’un vrai parti avec le MRC en 2019. Jean-Luc Laurent, président du MRC, lui a donné un nom : la Maison de la gauche républicaine.

Le Billet de Jean-Luc Laurent (28 octobre) est à lire ici, sur le site du MRC.

 

Il se passe quelque chose à gauche !

Lors de la conférence de presse organisée avec Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Bastien Faudot et Catherine Coutard, je suis intervenu sur les décisions du conseil national du MRC s’engageant dans un double processus : création d’une force politique nouvelle qui sera la Maison de la gauche républicaine et convergence pour les élections européennes avec la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. 

Le MRC ne disparaît pas. Ses adhérents seront consultés et appelés à décider sur ce processus au congrès des 1er et 2 décembre prochain puis au congrès fondateur de la nouvelle force politique et au congrès ordinaire de 2020. 
Le MRC n’est pas dans l’A.P.R.E.S. qui est la structure créée pour les socialistes qui quittent le PS avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. 

C’est au congrès fondateur de la nouvelle force politique en 2019 que nous choisirons ensemble avec les citoyens intéressés par cette démarche et les militants: le nom, la déclaration de principe, le mode de fonctionnement et les statuts, le texte fondateur de nos orientations. Dans cette période de décomposition politique, il est heureux qu’il se passe quelque chose à gauche ! 

Vous pouvez retrouver 
mon intervention ainsi que celles de Catherine CoutardBastien Faudot et Emmanuel Maurel

 

Cet article est le 3109 ème sur le blog MRC 53 - le 243ème dans la catégorie MRC national 

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 7 septembre 2018 à Marseille, ouvrant l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 7 septembre 2018 à Marseille, ouvrant l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 14:30

 

Les modèles économiques actuels n’embraient pas sur le réel

 

David Cayla est économiste à l’université d’Angers. Originaire de la région grenobloise, il étudie l’épistémologie et l’histoire de la pensée économique à l’université Paris 1, puis obtient un doctorat d’économie en 2007. Défenseur d’une économie hétérodoxe ouverte aux autres sciences sociales, il rejoint en 2013 le collectif des Économistes atterré. Il est l’auteur, avec l’essayiste Coralie Delaume de La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017).

Son nouveau livre le place en bonne position parmi les économistes de la vague hétérodoxe.

Voir L'économie du réel (De Boeck Supérieur).

Cet ouvrage remet l’économie au cœur des sciences sociales et questionne certains « automatismes de pensée » que les économistes affectionnent. Les recommandations qu'ils en tirent ont tendance à justifier des politiques dont les effets sociaux ne sont pas neutres, privilégiant des intérêts minoritaires au lieu de construire une société économique où la richesse créée par la majorité profite au plus grand nombre.

L’économie ne parle plus du réel.

Malgré ses prétentions scientifiques, elle s’est perdue dans l’élaboration de modèles abstraits bien souvent incapables de présenter une vision adéquate du monde économique et de ses problèmes.

Est-on certain que les prix s’ajustent à l’offre et à la demande ? La concurrence se traduit-elle toujours par une efficacité accrue ? Les dysfonctionnements du marché du travail permettent-ils d’expliquer le chômage ?

Les réponses proposées par l’économie dominante se vérifient rarement dans les faits. Une vision économique étroite, centrée sur une représentation idéalisée des marchés, n’appréhende pas la complexité du monde telle qu’elle est vécue et induit des politiques aux résultats parfois désastreux. Il en va ainsi des politiques agricoles qui ont généré une catastrophe économique, sociale et environnementale, ou de la création du marché européen du carbone qui, malgré la complexité de sa mise en œuvre, n’est pas parvenu à limiter les émissions de gaz à effet de serre des industriels.

Il est plus que temps de revoir en profondeur la manière dont se construit la pensée économique. Nous avons besoin d’une véritable science économique qui comprenne le réel, c’est-à-dire la société humaine dans toutes ses dimensions.

 

Voir aussi :

- (Mr Mondialisation, 16 octobre 2018) : David Cayla, l'économiste iconoclaste

- (Le Vent Se Lève, 15 octobre 2018) : La « loi de l'offre et de la demande » sert surtout à justifier les inégalités

- (27 septembre 2018) : Polony TV - Entretien avec David Cayla

- (CiViQ, 5 décembre 2014) : Rencontre CiViQ 1er décembre St-Berthevin : David Cayla pédagogue

 

Cet article est le 3108 ème sur le blog MRC 53 - le 146ème catégorie Travail Economie

David Cayla le 9 septembre 2018 à Marseille, intervenant dans l'atelier de "Nos Causes Communes" sur le thème "L'économie est-elle une science ?"

David Cayla le 9 septembre 2018 à Marseille, intervenant dans l'atelier de "Nos Causes Communes" sur le thème "L'économie est-elle une science ?"

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 22:00

 

L’Europe est devenue allemande mais cela ne durera pas
 

Coralie Delaume publie des articles bien documentés sur son blog L'arène nue et des livres (éditions Michalon) depuis le premier, en 2014, intitulé « Europe, les Etats désunis » puis, avec David Cayla en 2017 « La fin de l’Union européenne » et, enfin, en octobre 2018 Le couple franco-allemand n'existe pas - Comment l'Europe est devenue allemande et pourquoi ça ne durera pas

Présentation du livre

En France, on se prévaut d'appartenir à un « couple franco-allemand » qui serait la locomotive de l'Europe. On sous-entend ainsi que les deux pays sont à égalité au sein de l'Union européenne et qu'ils la conduisent main dans la main. Pourtant, cela n'a jamais été vrai ! 
Si l'Europe a d'abord été française, pendant les périodes gaulliste et post-gaulliste, elle est désormais allemande. La réunification, l'erreur historique qu'a représenté l'introduction de l'euro, les élargissements à l'Est après la chute du mur de Berlin, ont signé l'avènement d'une sorte de nouvel « Empire central » piloté depuis Berlin. 
La République fédérale l'a-t-elle voulu ? Probablement pas, ou pas de manière si nette. L'Allemagne demeure un « hégémon réticent » et se fait même chaque jour plus « souverainiste ». Mais les structures de l'Union européenne telles qu'elles existent entraînent une consolidation paradoxale de son poids chaque fois qu'elle agit dans le sens de l'affirmation ou de la préservation de ses intérêts nationaux. Or c'est ce qu'elle fait de manière systématique désormais, à l'exact inverse de la France, qui s'inscrit davantage dans une perspective post-nationale. 
Loin de former un couple avec l'Allemagne, notre pays est aujourd'hui à sa remorque. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux élites complaisantes qui le gouvernent, et utilisent l'argument allemand pour faire régner en France un certain ordre. 

Alors, quel avenir pour l'Europe, à l'heure où la France européiste d'Emmanuel Macron fait face au retour des nations, en Allemagne comme ailleurs ? Un essai corrosif – et salutaire – sur l'amitié tourmentée des deux principaux partenaires de l'Union européenne.

Voir aussi sur France Culture, le 24 octobre 2018 : Le couple franco-allemand est-il un mythe ?
 

L’auteur interviendra lors du prochain colloque de la Fondation Res Publica le 19 novembre 2018. Voir Ordolibéralisme, mercantilisme allemand et fractures européennes
 

Elle était la première intervenante lors du principal débat organisé par l’association « Nos Cause Communes » à Marseille le 9 septembre 2018. Voir La souveraineté populaire face aux marchés (Nos causes communes)

 

Cet article est le 3107 ème sur le blog MRC 53 - le 66ème dans catégorie Etats Union européenne

Coralie Delaume, au côté de Marie-Noëlle Lienemann, intervenait le 9 septembre 2018 à Marseille dans le débat sur la souveraineté populaire face au marché, initié par "Nos Causes Communes"

Coralie Delaume, au côté de Marie-Noëlle Lienemann, intervenait le 9 septembre 2018 à Marseille dans le débat sur la souveraineté populaire face au marché, initié par "Nos Causes Communes"

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 22:36

 

Cette réforme met fin à la sécurité sociale d’Ambroise Croizat

 

Dans le bulletin d’octobre 2018, REsistance SOciale publie les notes de Jean-Claude Chailley sur le projet de retraite à points préparé par le gouvernement français. Voici la première partie de cette intéressante analyse du projet.

 

NON à la retraite à points !

Les réformes précédentes :

1967 : De Gaulle divise la Sécurité Sociale en branches, dont la branche retraites, prélude à un éclatement qu’on a pu empêcher jusqu’à maintenant 
1993 : Réforme Balladur : privé. Entraîne une baisse constante des pensions 
2003 : Réforme Raffarin – Fillon : alignement tous régimes sauf régimes spéciaux. 
2010 : Réforme Fillon – Woerth : alignement des régimes spéciaux. 
2018 : Réforme Macron – Philippe : le PLFSS 2019 entend désindexer les pensions de l’inflation : tous régimes. 
2018 – 2019 : Macron – Buzyn veulent imposer la réforme à points : tous régimes.

Une réforme fondamentale :

-  Agnès Buzyn : « ce ne sera pas une énième réforme des retraites…ce n’est pas un problème technique c’est un projet de société ». (Buzyn est claire : le problème n’est pas la mise au point « technique ») 
-  
CGT : Catherine Perret (bureau confédéral)  : « c’est un big-bang. L’objectif c’est une chute sans fin des pensions qui représentent 14 points de PIB en France, les exigences de l’Union européenne étant de 11 % » 
-  
FO : » individualisation et incertitude permanente, régime unique et ainsi casse des régimes existants et donc des statuts selon une logique de « déprotection », menaces sur nos principes de solidarité et d’égalité. La retraite par point c’est le travail sans fin, le régime unique c’est un modèle inique ». 
-  
FSU : « La transformation d’un système par annuités en un régime à points … remet en cause le code des pensions lié au statut de la fonction publique… ». 
-  
Solidaires : Nous passerions donc d’un régime qui présente une sécurité certaine à un régime fait d’incertitudes…L’objectif est d’adapter le système des retraites aux contraintes économiques et démographiques... »

Qu’est-ce que la réforme à points ?

-  L’acquisition de points : les cotisations sociales d’un mois (salaire socialisé) sont divisées par le prix d’acquisition du point à ce moment. Donc on obtient un nombre de points. Ce nombre de points est cumulé tant qu’on travaille. 
-  
La pension : c’est le nombre de points accumulé multiplié par le prix de service du point à un moment donné. Le prix de service est différent du prix d’acquisition. 
-  
Contrairement aux mensonges médiatiques les 16 millions de retraité-e-s sont donc concerné-e-s.

Macron : « C’est l’équité : 1 euro cotisé donne les mêmes droits pour tous ». L’équité c’est le libéralisme opposé à l’égalité. Ce principe est si libéral qu’il ne peut pas être appliqué intégralement : 
-  Une personne née handicapée, ne pouvant pas travailler, n’aurait aucune pension. C’est cela « l’équité ». 
-  Macron est donc obligé d’aménager « l’équité », à grand renfort de com anesthésiante. 
-  La réforme à points est viscéralement libérale, individualiste : elle détruit la solidarité de notre Sécurité Sociale qui réduit nettement les inégalités dans les pensions, même si c’est insuffisant. 
-  En Suède – le modèle de Macron, le modèle européen - les inégalités augmentent sans cesse. Les carrières hachées, les femmes sont particulièrement pénalisées. _
 Nous opposons l’égalité.

Pas de borne d’âge. L’âge de départ en retraite maintenu à 62 ans (voire 63 ans par pénalisation à 62 ans), c’est du trompe l’œil ! 
-  Il faudra travailler jusqu’à ce qu’on ait assez de points, et ça sera de plus en plus âgé. 
-  En Suède on va vers les 70 ans, en cumulant de plus en plus souvent emploi et retraite pour survivre. 

Double impossibilité de connaître le montant de sa pension. 
-  Le prix d’acquisition des points varie. Pour faire baisser la pension on augmente le prix d’acquisition, donc on obtient moins de points. 
-  La valeur de service du point lorsqu’on prend sa retraite ou lorsqu’on est en retraite varie. Pour faire baisser la pension on la réduit. 
-  
Donc le flou total, dans la certitude que les pensions baisseront. En Suède où elles ont déjà beaucoup baissé.

Suppression des 42 régimes de retraite, privé, public, régimes spéciaux, régimes complémentaires. 
-  Les 75 % du salaire des 6 derniers mois dans le public disparaissent. 
-  Les 25 meilleures années du privé aussi, ainsi que les avantages éventuels de tel ou tel régime. 
-  La pension est constitutive du statut de la fonction publique, statut que Macron veut détruire définitivement, comme tous les statuts (cf CAP 22) 
-  Attaquer la retraite, le statut qui lui est lié, c’est attaquer le salaire dans toutes ses composantes (salaire brut, salaire socialisé).

La règle d’or 
-  Les pensions à un moment donné résultent des décisions du comité de pilotage en fonction des majorités politiques, des priorités, des « contraintes » budgétaires européennes ou autres, d’une crise, de l’espérance de vie… 
-  Les jours de crise, on baisse les pensions (pendant la dernière crise les pensions ont baissé de 9 % en Suède). La pension est déjà passée de 70 à 55 % et ça continue. 

Aucune justification à la baisse des pensions : 
-  Il n’y a pas de déficit des retraites (mais à quel prix !), ni même de déficit prévu.- Il y a de l’argent : en 2019 le gouvernement accroît les exonérations et exemptions de cotisations sociales (salaire socialisé) de 20 à 25 Md en année pleine, pour un total qui devrait approcher les 70 Md. 70 Md c’est plus que le déficit de la France ! 
-  L’Agirc et l’Arrco (fusionnés le 1er janvier 2019) ont 116 Md de réserves nettes. Le gouvernement osera t-il les voler aux retraités actuels et futurs ?
(...)

 

Rappel (26 février 2017) : Réflexions de Gérard Beillard (MRC 53) en lien avec des retraités
 

Cet article est le 3106 ème sur le blog MRC 53 - le 54ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

 

Le 23 septembre 2010, à Laval (Mayenne), manifestation pour les retraites

Le 23 septembre 2010, à Laval (Mayenne), manifestation pour les retraites

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 17:02

 

Au congrès, continuer le MRC en mettant des nouveaux aux responsabilités

 

Le prochain congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Le débat aura lieu puisque deux textes d’orientation seront proposés au vote des adhérents en novembre. Voir Congrès MRC 2018 : les motions Laurent et Hutin validées.

Membre du Conseil national, Alain Gély, signataire de la motion Hutin (motion 2), est engagé sans discontinuer depuis 1975 dans la filière chevènementiste (CERES, Socialisme et République, Mouvement des Citoyens, Pôle Républicain, Mouvement Républicain et Citoyen. Il a aussi de nombreux engagements par ailleurs, associatifs et syndicaux.

Il a souvent écrit ses positions politiques, ce qui aide à la compréhension de ses choix actuels dans le cadre du congrès. Voir précédents articles : Alain Gély et le nouveau CNR (Réseau CiViQ, 27 mai 2014) et Alain Gély confirme que Jean-Luc Mélenchon n'est pas un rassembleur (MRC 53, 13 mai 2013).

 

Voici le texte qu’il m’a adressé le 21 octobre, dans lequel il fait le bilan des trois années du mandat de Jean-Luc Laurent depuis le congrès de juin 2015.

 

Contribution à un bilan du MRC... tourné vers l'avenir !

 

Sauf erreur de ma part, il n'y a pas eu de vrai bilan de l'action de la direction du MRC depuis le dernier congrès. Je propose quelques réflexions, à titre de contribution à un « bilan tourné vers l'avenir », et en prenant un peu de recul historique. 

Même si nous le sommes tous, peu ou prou, les camarades qui dirigent le MRC – et en premier lieu le président et le porte-parole qui a été, ou failli être, notre candidat à l'élection présidentielle – sont, par définition, les principaux responsables de la situation présente. Sont-ils les mieux placés pour en tirer des enseignement pertinents ? On peut en douter. Ils sont responsables, disons, pour le meilleur et pour le pire. 

Le meilleur :

  • - avoir participé à la survie du MDC puis du MRC, en position de direction ou en position minoritaire (quand Georges Sarre le dirigeait) ; 

  • - avoir conservé ou établi des relations avec des militants ou dirigeants politiques qui ne nous avaient pas suivis aux moments décisifs ou qui nous ont même combattus sans vergogne (1981-83, 1992-1993, 2001-2002...) mais qui semblent pouvoir tirer désormais des conclusions analogues aux nôtres ; 

  • - avoir ainsi créé les conditions pour qu'ils adhèrent au MRC s'ils sont d'accord sur sa ligne politique, ce qui les éloignerait de quelques errements européistes, « pseudo-écologiques » ou bien peu laïques (Hamon, Jadot, une partie de LFI...) ; 

  • - (si, pour des raisons qui n'ont pas été explicitées, cette adhésion ne leur avait pas été proposée ou n'était pas possible) : avoir jeté les bases d'une association qui peut déboucher sur un nouveau mouvement politique dans les années qui viennent, à l'occasion d'une crise ouverte très grave et/ou d'une élection majeure (présidentielle ou législative, éventuellement anticipées) ; à condition, bien sûr, que la double appartenance avec le MRC reste possible pendant une période intermédiaire qui peut être longue.

Le pire :

  • - la gestion politique du MRC depuis le dernier congrès qui nous a conduits au bord de l'abîme ; c'est du moins le « diagnostic sans analyse » de la direction sortante ; 

  • - la pitoyable tentative de participer aux primaires du PS avec le résultat que l'on sait, qui ne rend guère crédible la direction actuelle pour de futures négociations électorales ; 

  • - le départ de nombreux militants, notamment jeunes (il en reste, heureusement, et ils figurent parmi les principaux responsables de notre motion !) 

  • - la fermeture, le rejet de toute ouverture à des républicains qui ne peuvent ou ne veulent pas se reconnaître dans la « gauche réellement existante ». Non !...  évidemment et heureusement, les intellectuels et autres citoyens qui ne se reconnaissent pas dans ce qu'est devenue la gauche politique ne sont pas perdus pour la République sociale et laïque ! Le croire, ce serait douter dramatiquement de la justesse de nos analyses et de notre capacité de conviction... 

  • - la tentative de saborder le MRC en annonçant la création d'une nouvelle formation politique (JLL et BF ont parlé à l'extérieur d'un « nouveau parti ») dès avant l'élection européenne, tentant de créer un fait accompli à la veille d'un congrès du MRC, ce qui revient à nier le caractère souverain de ce congrès et à se comporter comme les directions des partis communistes d'époques parmi les moins glorieuses ; 

  • - il y a même des dérives inquiétantes du simple point de vue de la démocratie et de la fraternité quand on voit un des principaux signataires de la motion de la direction sortante annoncer au Conseil national que « cela va saigner » au congrès et que sa principale motivation pour conserver une majorité est d'empêcher ceux qu'il considère comme des adversaires (irréconciliables ?), de devenir majoritaires... le tout pour pouvoir entraîner avec lui le maximum de camarades vers un autre parti ! Ce camarade, qui n'a pas été démenti par les autres principaux signataires de sa motion, a oublié de préciser ce qu'il ferait si sa motion n'était pas majoritaire : partir avec « les clés » au nom d'une légitimité désormais caduque ? Ou accepter d'être minoritaire, ce qui n'a en soi rien d'anormal dans une organisation démocratique. Si toutefois elle l'est encore !  

On peut comprendre que des camarades qui se sont battus depuis des dizaines d'années dans un contexte hostile soient découragés. Que le moindre ver luisant leur apparaisse comme la sortie du tunnel... Mais, après tant d'erreurs, peuvent-ils être si sûrs d'eux ? Ils devraient prendre le temps de réfléchir, dans le cadre de l'association que nous sommes d'accord pour créer. Ne pas se précipiter sur une planche « de salut » sans s'être assurés qu'elle n'était pas pourrie comme les précédentes ! 

Une chose est à peu près sûre : l'élection européenne n'est pas le moment idoine. Elle vient trop tôt et n'est pas, n'a jamais été, structurante pour la vie politique en France. Après tout, il ne s'agit que de déléguer entre zéro et deux personnes dans une assemblée qui n'a pas vraiment de pouvoir législatif. Et la décision de nous associer, ou non, à une autre liste semble dépendre totalement d'une volonté extérieure au MRC qui ne nous veut pas forcément du bien...  

Témoins, voire légataires, d'un courant politique ancien de quelque 50 ans, mais pas découragés pour autant car tournés vers l'avenir, on ne peut troquer notre « droit d'aînesse » pour un plat de lentilles, c'est-à-dire un strapontin (virtuel !)

 

Pour ma part, s'il y a un quitus politique à voter pour la direction sortante, il ne serait pas cohérent de ma part de le voter. Je souhaite en effet que le MRC continue, en conservant en son sein, malgré leurs échecs patents, les camarades qui ont assuré la direction dans des conditions difficiles. Mais pas pour qu'ils restent en position de brader notre héritage historique qui ne demande qu'à revivre avec d'autres camarades expérimentés mais aussi avec du sang neuf.

 

Cet article est le 3105 ème sur le blog MRC 53 - le 242ème dans la catégorie MRC national

Alain Gély (photo web)

Alain Gély (photo web)

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:53

 

Serge Maupouet et Michel Sorin maintiennent l’objectif : l’unité du MRC

 

Le 22 octobre, le secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen a fait office de commission d’organisation du congrès, qui aura lieu les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Il a validé deux motions d’orientation, celle de la direction sortante, Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne, ancien député) étant candidat à sa réélection, et celle conduite par Christian Hutin, député du Nord, qui aspire à lui succéder.

Il n’y a pas eu de miracle républicain pour la 3ème motion, Sorin-Maupouet, enregistrée le 14 octobre par le Conseil national. Il fallait qu’elle soit cosignée par dix membres du Conseil national. Il en manquait quatre.

Les deux responsables régionaux (Pays de la Loire pour Michel Sorin, Limousin-Poitou-Charentes pour Serge Maupouet, qui est conseiller municipal de Saintes) ont décidé de continuer leur action en faveur du rapprochement entre les deux motions afin d’aboutir à une motion de synthèse à l’issue du congrès. Dans cette optique, ils ne rejoignent aucune des deux motions qui vont être présentées aux votes des adhérents entre le 10 et le 28 novembre.

Ils sont préoccupés par les conditions dans lesquelles s’engagent les débats, après le Conseil national du 14 octobre (voir Le MRC national a voté pour un nouveau parti sans débat avec sa base).

Il aurait été bien préférable que le congrès soit placé en amont des décisions et non en aval. Voir Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction.

Cette situation a cristallisé les oppositions entre deux forces qui ne regardent plus dans la même direction.

- L’une a préparé depuis longtemps un projet de rapprochement avec l’aile gauche du Parti socialiste, animée par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, dès sa scission avec le parti d’Epinay (elle s’est effectuée début octobre), rendant possible la participation du MRC sur la liste de La France Insoumise aux élections européennes de mai 2019.

- L’autre combat la gestion de la direction sortante et émet de fortes réserves devant la perspective d’une alliance durable avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, notamment lors des prochaines élections municipales en mars 2020.

Ce sont les adhérents qui vont décider de l’avenir du MRC

- Un vote en faveur de la direction sortante signifierait confirmation des projets votés par le Conseil national le 14 octobre, notamment la participation du MRC à un congrès fondateur d’une nouvelle formation politique, constituée à parité entre les militants qui ont rompu avec le PS (ils viennent de créer une structure provisoire intitulée APRES, référence à l’alternative républicaine, écologiste et socialiste évoquée par Emmanuel Maurel) d’une part et le MRC d’autre part.

- La motion alternative ne se situe pas dans cette perspective. Elle cherche plutôt à rassembler les républicains de gauche venant de divers horizons, avec une ouverture à tous les républicains acceptant un projet de rassemblement de la gauche de gouvernement.

Cet article est le 3105 ème sur le blog MRC 53 - le 242ème dans la catégorie Cet article est le 3105 ème sur le blog MRC 53 - le 242ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Mélenchon participait le 9 septembre 2018 à Marseille au débat sur la souveraineté populaire face au marché lors de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Jean-Luc Mélenchon participait le 9 septembre 2018 à Marseille au débat sur la souveraineté populaire face au marché lors de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 23:23

 

La décision de mettre fin au MRC doit être précédée d’une longue réflexion

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen MRC a rendez-vous avec ses adhérents à l’occasion de son congrès, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre 2018. Le Conseil national, le 14 octobre, a pris d’importantes décisions, dont l’une est controversée. Voir Le MRC national a voté pour un nouveau parti sans débat avec sa base.

Dans certaines régions, notamment dans l’Ouest, l’Est, le Nord, le Centre, les militants s’expriment de manière critique à l’égard de la direction du Mouvement, qui a préparé depuis un an cette décision sans en faire part aux adhérents et en ne convoquant un congrès qu’une fois la décision prise par la majorité du Conseil national.

Le bureau de l’Union interdépartementale du MRC Lorraine, qui s’est réuni le 20 octobre, a réfléchi aux principes à tenir lors du congrès national. Voici le communiqué de presse de son 1er secrétaire, Eric Tollénaère, membre du Conseil national du MRC.

Communiqué de presse de l’UI du MRC Lorraine

 

CONGRÈS DU MRC Paris les 1er et 2 décembre 2018

1. Le Bureau de l’Union Interdépartementale du MRC Lorraine, réuni à Malzéville (54) le 20 octobre a décidé – quel que soit le vote de chacun(e) lors de son prochain Congrès fédéral à Metz – des principes d’action suivants à tenir lors du Congrès National :

 

Étape 1 : Le Congrès du MRC de décembre

Étape 2 : Fondation d’une Association nationale commune aux organisations « MRC » et « Causes Communes » (ouverte à d’autres)

Étape 3 : Rapprochement, fédération, confédération, fusion… d’un ensemble cohérent de forces républicaines à Gauche, sur LES BASES et aux vues de l’indispensable et possible travail de confrontation, partage, communication, approfondissement, révisions… à réaliser en commun, d’ici une échéance et une date à décider ensemble et démocratiquement.

Le cahier des charges et la qualité des résultats obtenus par l’Association commune seront le meilleur garant pour valider une éventuelle décision de fondation, sans rester à la merci des seules échéances politiques.

2. Notre Bureau est convaincu que seul le strict respect de ce calendrier est à même d’éviter les faux débats, incompréhensions et procès d’intention de tout ordre lors de notre prochain et fatidique Congrès. Seule une démarche véritablement démocratique permettra de nous saisir de ce Rassemblement. Rassemblement dont il faut mesurer l'opportunité. Faute de débat sur le fond, faute d'analyses sérieuses, une démarche mal préparée pourrait avoir des conséquences totalement contreproductives et qui iraient à l'inverse des résultats attendus.

3. Lors de la fondation de l’association commune, une emphase particulièrement ferme doit être mise sur la question européenne. Un engagement sérieux et précis sur les négociations avec l’Union Européenne (lignes rouges, dates limites, etc.) doit être inscrit dans les statuts de l’association, sans quoi le MRC doit renoncer à intégrer cette association.

 

Le MRC a toujours situé ses analyses au niveau des intérêts de la France et de la République, sociale, laïque, une et indivisible.

Sa disparition serait un renoncement et non une renaissance.

Mettre fin au MRC dans le désordre ne serait pas digne de notre Histoire Commune

Mettre fin au MRC dans le désordre serait à coup sûr rater son ressourcement

Mettre fin au MRC dans le désordre serait tuer une belle occasion de poursuivre notre route dignement en fraternité avec d’autres, lesquels, sans aucun doute, sauront-ils nous apporter autant que nous leur apporterons nous-même...

 

Cet article est le 3104 ème sur le blog MRC 53 - le 241ème dans la catégorie MRC national

Bernard Thibault (OIT), au côté de Patrick Quinqueton (MRC), le 7 septembre 2018 à Marseille, à l'ouverture de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Bernard Thibault (OIT), au côté de Patrick Quinqueton (MRC), le 7 septembre 2018 à Marseille, à l'ouverture de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 21:55

 

Le congrès vient à point pour que le débat s’engage avec les adhérents

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen est tranquille en apparence mais il a une vie intérieure qui commence à s’agiter au moment où est lancé son congrès 2018, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre. Le précédent congrès date de juin 2015. Un moment difficile puisqu’il avait acté le départ du fondateur, l’illustre homme d’État, Jean-Pierre Chevènement.

L’élection présidentielle 2017, après avoir vu Bastien Faudot s’engager dans une démarche de pré-candidature, s’est achevée sur une déception : les parrainages d’élus locaux étaient nettement insuffisants pour pouvoir faire campagne. Le retour vers le soutien du candidat PS était une décision subie. Le MRC n’en sortait pas indemne.

Depuis une année, les dirigeants sont en discussion avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann afin de préparer une initiative commune. C’était connu à l’intérieur de la structure mais le projet n’avait pas été soumis aux adhérents. Le congrès, qui aurait dû avoir lieu au second semestre 2017, fut repoussé d’un an, afin de laisser le temps aux dirigeants de l’aile gauche du PS de préparer leur départ de ce parti, ce qui fut fait début octobre.
 

Tout s’enchaîne ensuite, avec l’annonce de la création d’une nouvelle formation politique, d’un commun accord avec les dirigeants du MRC. Voir Le Monde, 19 octobre 2018 : Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent « Après ».

Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard et Bastien Faudot avaient le feu vert du MRC. Voir Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction.
 

Toutefois, ils vont devoir vérifier l’accord supposé des adhérents dans le cadre du congrès dont les débats vont s’échelonner jusqu’au rendez-vous des 1er et 2 décembre.

La motion de la direction sortante autour de Jean-Luc Laurent va trouver en face d’elle la motion du député Christian Hutin et, peut-être, celle de deux responsables régionaux, Michel Sorin et Serge Maupouet - si celle-ci peut compter sur un minimum de dix signataires parmi les 65 membres titulaires du Conseil national.
 

Rappel :

- (7 octobre) : Congrès MRC 2018 : une contribution Sorin-Maupouet est proposée

- (13 octobre) : Projet de motion Sorin-Maupouet au prochain congrès MRC 2018

- (15 octobre) : Conseil national MRC 14 octobre 2018 : l'intervention de Michel Sorin

17 octobre) : Congrès 2018 : la motion Sorin-Maupouet pour la refondation du MRC
 

Cet article est le 3103 ème sur le blog MRC 53 - le 240ème dans la catégorie MRC national

Coralie Delaume, le 9 septembre, à Marseille, lors du débat sur la souveraineté populaire face au marché, a fait une intervention remarquée sur l'Europe.

Coralie Delaume, le 9 septembre, à Marseille, lors du débat sur la souveraineté populaire face au marché, a fait une intervention remarquée sur l'Europe.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 16:02

 

Le MRC doit devenir le parti de la gauche républicaine

 

Depuis notre précédent congrès, en juin 2015, la vie politique française a été chamboulée.

- L’année 2017 a vu le néolibéralisme - assumé et décomplexé - accéder au sommet de l’État en France. Les inégalités sociales sont accentuées, des libertés sont menacées. Les conditions du vouloir vivre ensemble n’existent pas sur l’ensemble du territoire national.

- La social-démocratie s’est écroulée, mettant fin au cycle d’Epinay, c’est-à-dire l’influence du Parti socialiste refondé en 1971 lors du congrès d’Epinay-sur-Seine, avec l’active participation du courant politique animé par Jean-Pierre Chevènement, dont nous sommes les héritiers. La gauche de gouvernement s’est dévoyée dans l’accompagnement des politiques néolibérales, imposées par les directives européennes.

Le monde est en crise. L’Union européenne est en crise. La France est en crise. Ce sont tous les fondamentaux qu’il faut repenser - à commencer par le politique, la République, la Nation - en y associant le peuple français.

 

Que peut faire notre Mouvement Républicain et Citoyen pour contribuer à ce renouveau de la pensée politique, que nous voulons en étroite relation avec les attentes populaires ?

Depuis sa fondation en 2003, le MRC n’a jamais organisé de Congrès aussi important que celui de 2018, car c’est son existence même qui est en question.

 

Pour mener à bien la stratégie de refondation républicaine de la gauche que nous avons adoptée en 2015, deux voies se dessinent :

- La voie vers laquelle nous engage la direction sortante avec la motion 1 (elle l’a fait voter majoritairement par le Conseil national le 14 octobre). C’est la création, début 2019, d’une formation politique nouvelle, à parité avec les anciens membres du courant de gauche du Parti socialiste « L’Union & l’Espoir », constitué autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann. Le MRC survivrait jusqu’au congrès 2020, qui devrait décider de son devenir, soit la disparition définitive, soit son maintien en vie sous la forme, par exemple, d’un club de réflexion politique.

- L’autre voie que nous proposons avec la motion 3, c’est de conduire à son terme la mutation du MRC, engagée depuis notre congrès de juin 2015, en visant à lui donner les caractéristiques d’un parti politique de plein exercice et en recherchant les alliances avec d’autres composantes de la gauche républicaine. Et d’abord avec les amis d’Emmanuel Maurel.

Nous proposons d’associer politiquement le MRC au parti qu’ils vont mettre en place, sous la forme d’une fédération pouvant accueillir d’autres partis dans le cadre de l’alternative républicaine, écologiste et socialiste qu’a évoquée Emmanuel Maurel quand il a annoncé son départ du PS. On ne peut exclure, à terme, une fusion de ces partis fédérés mais cela nous semble prématuré d’en décider en si peu de temps.

 

A noter que la voie proposée par la motion 2, dont le premier signataire est Christian Hutin, député du Nord, ne se situe pas dans la perspective de refondation républicaine de la gauche, mais plutôt dans l’optique de porter les valeurs et l’héritage des républicains de gauche venant de divers horizons, de la tradition communiste jusqu’au gaullisme.

 

Voici le texte que nous avons présenté au Conseil national le 14 octobre.

 

Que voulons-nous dire, qui soit différent de ce que disent les deux autres motions ?

 

Nous nous plaçons dans la perspective de créer les conditions d’une alternative républicaine de gauche aux politiques néolibérales mises en œuvre depuis les années 1990 en France. C’est dans cette perspective que notre Mouvement a clairement opté pour un ancrage à gauche lors de notre précédent congrès en juin 2015.

 

Une telle alternative républicaine de gauche n’est possible qu’en s’alliant avec celles et ceux qui veulent en finir avec le néolibéralisme, cette idéologie implacable qui met en œuvre la société de marché et la soumission du politique aux intérêts des marchés financiers.

 

(…) Voir la suite : Projet de motion Sorin-Maupouet au prochain congrès MRC 2018

 

Par ailleurs, nous proposons la contribution intitulée « Rassembler, dynamiser, continuer le MRC pour agir et peser : un impératif pour la refondation républicaine de la gauche ». D’autres signatures se sont jointes aux nôtres, montrant l’intérêt de notre démarche.

Voir la contribution Sorin-Maupouet.

Premiers signataires : Michel Sorin (53, SN), Serge Maupouet (17, CN), Alain Laurent (87), Gérard Beillard (53), Ricardo Mella (17)


 

Cet article est le 3103 ème sur le blog MRC 53 - le 240ème dans la catégorie MRC national

Thierry Cotelle (trésorier MRC) animait l'atelier "Comment produire dans un monde globalisé ?" à Marseille le 8 septembre 2018 lors de l'université politique "Nos Causes Communes"

Thierry Cotelle (trésorier MRC) animait l'atelier "Comment produire dans un monde globalisé ?" à Marseille le 8 septembre 2018 lors de l'université politique "Nos Causes Communes"

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